Voici la dernière interview de Julien Le Séhan concoctée par Mr Pouliquen Fabrice du site http://www.septjoursabrest.fr/

Julien revient sur son titre de Champion de France cadet et de ses objectifs pour la prochaine saison :

 

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Le Minou surf-club de Plouzané a quelques talents dans ses rangs. Julien LeSehan est de ceux-là. A 16 ans, le bodyboarder vient de décrocher le titre de champion de France cadet. Sans se mettre la pression, Julien se verrait bien au championnat d'Europe en 2012.

Ces championnats de France de bodyboard à Biarritz, t’étais parti pour les gagner ?

Je savais que je pouvais ramener quelque chose. Je participais à mes sixièmes championnats de France. Les deux dernières années, j’avais fini deux fois deuxième. C’était mon tour. Et puis, je restais sur de bonnes prestations avant cette compétition. Je venais juste de gagner les championnats de Bretagne et trois étapes de la Coupe de France.

Une competition de bodyboard, ça se joue à quoi ?

A Biarritz, c’est mon choix de vagues qui m’a fait gagner. On a 25 minutes pour en prendre douze au maximum. Il faut se montrer patient, bien se positionner pour ne pas prendre les petites vagues au bord, mais celles qui se forment au large. Bien sûr, il faut aussi assurer dans les manoeuvres exécutées. Au final, la compétition a été très serrée. Je gagne avec 13,1 points contre 12,5 pour le deuxième (NDLR : le Réunionnais Clément Lodeho).

Quels sont tes prochains objectifs désormais ?

Les championnats d’Europe junior 2012. Il y aura deux places dans l’équipe de France pour y participer. La sélection n’est pas encore officielle, mais mes derniers résultats me donnent une chance d’y figurer.

Les bodyboarders du Minou surf-club sont-ils de plus en plus réputés ?

Yann Salaün avait déjà ouvert la voie en en terminant champion de France minime en 2006 et champion d’Europe cadet deux ans plus tard. Depuis, il y a plein de jeunes qui suivent. On est de plus en plus nombreux plage du Minou et dans le lot il y a du potentiel.

Pourtant, les côtes brestoises, ce n’est pas ce qui se fait de mieux pour faire du body…

Le surf, ok, c’est plus difficile, mais le bodyboard, il y a de quoi faire. La preuve, la plage du Minou a accueilli, pour la première fois en 2009, une étape de la Coupe de France. Le Minou surf-club veut désormais en organiser une tous les deux ans. Le littoral est très varié ici, on trouve tout type de vagues et sans avoir besoin d’aligner les kilomètres, comme parfois dans le sud.

T’attends quoi pour te mettre debout sur une planche ?

Le surf, ça ne me tente pas trop. J’ai commencé par le body, c’est vraiment ma discipline de prédilection. De toute façon, c’est maintenant trop tard pour essayer d’en faire à un haut niveau.

C’est tout de même plus prestigieux le surf?

Question de point de vue. Entre être debout ou allongé sur une planche, moi je ne vois pas de grandes différences. Et il ne faut pas croire que le body est moins spectaculaire. Nos figures sont même plus aériennes. Le body, ça ramène desfilles? Y en a à qui ça plaît, oui.

Laury Thilleman, Miss France 2011, elle sait vraiment surfer?

(Rires). Je n’ai jamais encore surfé à ses côtés. De ce qu’on m’a dit, elle a plutôt un niveau débutant.

Les sponsors te sollicitent depuis ton titre de champion de France?

Dans le body, faut pas rêver, c’est à toi de solliciter les sponsors dans la grande majorité des cas. J’en ai déjà trois, je n’ai pas eu le temps d’en solliciter d’autres depuis Biarritz.

 

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